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Vent de fraîcheur en Caroline

Parmi les équipes décevantes l’an passé, les Hurricanes de la Caroline ont pris le taureau par les cornes et ont décidé de changer de management et de staff, puis se sont montrés plutôt agressifs lors de la draft, et lors du marché des agents libres. Une mue entamée par la nouvelle équipe en place, qui a lancé les hostilités via quelques mouvements très bien sentis. Résumé d’une dizaine de jours des plus efficaces à Raleigh, Caroline. 

La fin de saison a été une nouvelle fois synonyme de vacances prématurées. Les Canes, pourtant dans le bon wagon une grosse partie de l’année, n’ont pas terminé en boulet de canon, et ont laissé filer les dernières places qualificatives pour les playoffs. Quelques semaines plus tard, le couperet est tombé. Exit Bill Peters et Ron Francis, respectivement entraîneur en chef, et manager général, pour faire place à Rob Brind’amour, et Don Waddell.

Le but de la manœuvre est clair, il faut ramener les Canes dans la course aux playoffs et vite. Si l’ancien staff était plutôt compétent, et avait commencé à construire un effectif prometteur, il aura manqué à Ron Francis les derniers mouvements décisifs pour apporter les éléments capables de faire la différence.

L’aubaine de la draft

Pour autant, terminer dans les équipes non qualifiées pour les séries éliminatoires aura eu un effet positif. Au terme de la loterie, ils ont obtenu le 2e choix à la draft, et ont bénéficié d’un coup de pouce inespéré pour accélérer le processus.

Le suspense n’était pas immense, puisque les numéros 1 et 2 de cette édition 2018 était fortement pressentis, pour ne pas dire connus d’avance. Rasmus Dahlin en tête de proue pour les Sabres de Buffalo, et le russe Andrei Svechnikov à la suite. D’autres noms auraient pu venir troubler l’ordre pré-établi, mais les Canes ont bien jeté leur dévolu sur l’attaquant des Barrie Colts en OHL, auteur de 40 buts, et 72 points en 44 matchs, et 11 points dont 5 buts en playoffs.

L’ailier natif de Barnaul, Russie, vient donc agrémenter une offensive qui possède déjà quelques noms très intéressants, comme Sebastian Aho, Teuvo Teravainen, Jeff Skinner, Jordan Staal, Justin Williams, ou le jeune international tchèque Martin Necas. Et si la plupart vont arriver en fin de contrat cette année, le projet commun est là, et l’arrivée de nouvelles têtes, de qualité qui plus est, pourrait motiver tout ce beau monde à rester.

Le shopping de Bill Peters

Si ce coup-là est bon, il n’y avait rien de véritablement difficile à faire, puisque le pick leur était apporté sur un plateau d’argent. La suite est néanmoins plus intéressante. Les Flames de Calgary, eux aussi en train de rebâtir avaient laissé entendre qu’ils étaient ouverts à des échanges.

Les Canes ont flairé le bon coup, et sont allés récupérer Dougie Hamilton, Adam Fox, et Michael Ferland, contre Noah Hanifin, et Elias Lindholm. Les Flames, maintenant entraînés par Bill Peters, récupèrent Hanifin, très prometteur défenseur de 21 ans, et le centre suédois Lindholm, auteurs de plus de 70 points à eux deux l’an passé. Rajeunissement et nouvel élan, Peters a souhaité insuffler du sang neuf.

Côté Carolina, l’arrivée d’Hamilton et Ferland est également très positif. Avec 44 points, Hamilton est un défenseur déjà prêt au top 4 des Canes, mais surtout avec un meilleur apport offensif que ce qu’ils avaient actuellement. Pas forcément apprécié au Canada, Dougie Hamilton est pourtant un de ces rares joueurs qui préfèrent aller au musée, que de boire un coup au bar. Loin d’être une tare, mais bizarrement reproché à Calgary, le changement d’air ne peut lui être que bénéfique.

Une Free agency méthodique

Si la défense des Canes était déjà prometteuse l’an passé, l’arrivée d’Hamilton ne fait que renforcer ce secteur, avec également le futur apport du pensionnaire d’Harvard, Adam Fox, hautement considéré. En plus de cela, Carolina a rajouté une couche en attirant dans ses filets le très convoité Calvin De Haan, ex des NY Islanders.

Malgré une blessure l’an passé, De Haan a pu décrocher un contrat de 18M de dollars sur 4 ans. Ravi de rejoindre “un des effectifs les plus jeunes et forts de la ligue à la ligne bleue“, De Haan arrive donc en renfort de choix. Il est accompagné par une autre signature défensive, le canadien Don Renouf, dont le contrat polyvalent amènera de la profondeur à l’effectif.

Autre arrivée notable, Petr Mrazek, l’ex gardien des Red Wings de Détroit, et Flyers de Philly. Pas toujours bien considéré, le tchèque reste un bon gardien, mais sans doute plus comme back-up que comme titulaire en puissance. Ceci dit, avec un taux d’arrêts à 90.2% en 39 matchs l’an dernier, le portier de 26 ans n’est pas à l’abri d’effectuer une saison de qualité, redonnant aux Canes un élément solide et fiable dans les buts, eux qui pensaient avoir recruté le chaînon manquant l’an dernier en la personne de Scott Darling.  Il s’est avéré un petit flop, identifiant le poste déficient dans l’effectif, les séparant significativement des playoffs. En signant pour un an et 1.5M, le risque pris n’est pas démesuré, compte tenu que la légende locale Cam Ward s’est envolé pour les Blackhawks de Chicago.

Avec ce recrutement là, les Hurricanes se placent donc en épouvantail à l’est, et repartent sur des bases saines. Déjà promis à une lutte acharnée pour les séries l’an passé, ils ne feront pas partie des équipes qui se seront affaiblies cet été, et seront toujours de sérieux candidats. Un vent nouveau souffle sur la PNC Arena, et il lui faudra souffler un peu plus fort pour balayer les 9 années sans playoffs, série en cours, que les Hurricanes traversent actuellement.

 

Sources: NHL.com ; cardiaccanes.com

 

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