Playoffs

Conférence Est : Le premier tour

La saison régulière est terminée, et le début des playoffs 2018 est imminent. Si Boston, et Tampa Bay font figure de favoris à l’est, le tableau reste malgré tout très ouvert. Retrouvons le détail des séries, en dressant un bref aperçu des forces en présence.

Tampa Bay Lightning  @  New Jersey Devils

Tampa Bay, déjà propulsé en tête par une attaque assez folle, est parvenu quasiment de bout en bout, à rester au sommet de la conférence. Très complets avec des leaders offensifs comme Nikita Kucherov et ses 100 points, Steven Stamkos (86 unités) ou Tyler Johnson (50 points), les Bolts ont également des jeunes pépites parmi les meilleurs pointeurs de l’équipe. Brayden Point et Yanni Gourde cumulent près de 130 points, et presque 60 buts. Dans leurs 2e et 3e saisons, ils progressent chaque année, et s’imposent peu à peu comme essentiels pour la profondeur d’effectif des floridiens.

En défense, la star de l’équipe, et sans doute futur trophée Norris, le suédois Victor Hedman, a dépassé la soixantaine de points. Il est bien aidé par le jeune russe Mikhail Sergachev, transfuge des Canadiens de Montréal, dans l’échange contre Jonathan Drouin. 2e réalisateur parmi les défenseurs, Sergachev fait partie des bonnes pioches de Steve Yzerman.

Dans les buts, Vasilevskiy est parmi les meilleurs et même si la 2e partie de saison est moins bonne, il devrait tenir le coup le temps des séries. Ses 92% d’arrêts sont une preuve que ses performances sont bien régulières à ce niveau. A cela nous pouvons rajouter Ryan McDonagh et JT Miller transférés des NY Rangers en février, ce qui en fait le candidat numéro un pour succéder aux Pens. Le seul doute reste la santé de Stamkos, qui a manqué les 3 derniers matchs de la saison régulière, mais normalement remis pour le match 1.

A New Jersey, la star de l’année est Taylor Hall. L’ailier survole l’attaque des Devils avec 93 points. Ses 39 buts en font une menace permanente pour ses adversaires. Pour l’aider, si les statistiques de ses coéquipiers sont nettement moins bonnes, il y a une belle homogénéité chez les Devs. L’ex N°1 de la draft Nico Hischier et sa grosse cinquantaine de points, Kyle Palmieri, Jesper Bratt, Will Butcher, Miles Wood, Travis Zajac, Stefan Noesen, ou Sami Vatanen, tous oscillent entre 25 et 45 points, et offrent un équilibre redoutable.

Bien coachés par John Hynes, qui a su développer les bons jeunes, les mélangeant avec les bons vétérans, les Devils sont dangereux et vont tester la patience des floridiens. Si Tampa peut exploser n’importe quel adversaire avec son attaque, les Devils ont de quoi les attirer dans leur filet, et les contrer. Dans les buts, Keith Kinkaid remplace Cory Schneider blessé, et le supplante magistralement. Avec 26 victoires en 38 matchs, il a surpris tout le monde et arrive en playoffs avec les dents longues. Tout comme ses coéquipiers.

Boston Bruins  @  Toronto MapleLeafs

Au regard des profils de ces 2 équipes, il est bien possible que ce 1er tour fasse l’objet d’une future rivalité. Les Bruins attendaient de bons résultats de cette saison, mais sans doute pas une 2e place dans la conférence. Les Leafs, eux, poursuivent leur éclosion, et sans des blessures récurrentes cette saison, ils auraient pu figurer un peu plus haut dans le tableau.

A Boston, l’opération rajeunissement a débuté l’an dernier, et force est de constater qu’ils ne se sont pas trompés sur quelques noms. Charlie MacAcvoy, Danton Heinen, Jake DeBrusk, voire le tout récent Ryan Donato, ils abordent leurs premiers playoffs dans une équipe au passé glorieux, champions en 2011, et spécialistes des séries commandos.

Pour encadrer la nouvelle garde, il reste toujours les Bergeron, Marchand, Pastrnak, Krug, Backes auxquels s’est ajouté Rick Nash. L’ex Ranger a été poussé dehors pour ses 6 derniers mois de contrat, et a atterrit dans le Massachusetts. Le TD Garden va donc re-pouvoir vibrer au rythme des charges du géant Zdeno Chara, des arrêts de Tuukka Rask, ou des coups de boutoir de Brad Marchand, super buteur mais capable de gestes toujours limites.

Les MapleLeafs vont affronter une sorte de machine de guerre, et si les canadiens sont capables d’imprimer un rythme élevé, l’adversaire du moment n’est pas le plus docile. Auston Matthews, William Nylander, Mitch Marner, vont donc avoir du pain sur la planche. L’objectif sera de trouver les clés du coffre, car les Bruins ont la meilleure défense à l’est, la 3e de la ligue.

Encore jeunes et inexpérimentés, les Leafs ont eux aussi des atouts à faire valoir. 3e attaque de la ligue, un gardien (Frederik Andersen) au sommet de sa forme, et tout un projet qui progresse. Avec Mike Babcock aux commandes, Toronto a les moyens de créer une demi surprise. Car en plus des 3 premiers cités, les Leafs ont aussi des Nazim Kadri, James Van Riemsdyk, Morgan Rielly, Jake Gardiner, Patrick Marleau, Tyler Bozak, ou Connor Brown, un effectif homogène, et des possibilités pouvant venir de plusieurs endroits.

Une série donc plus qu’indécise, et si les Bruins sont censés remporter cette partie d’échec, les bleus et blancs ont une insouciance qui peut commencer à leur faire renverser des montagnes.

Washington Capitals  @  Columbus Blue Jackets 

Un des éternels favoris de la conférence, face à une formation qui confirme de saison en saison. Les coéquipiers du tsar Ovechkin, ont tout à prouver malgré leur statut d’équipe phare de la conférence. En effet s’ils roulent sur quasiment tout le monde en saison régulière, ils sont également les éternels losers en playoffs.

Le problème des Caps est bien mental. Manque de leaders ou leaders de pacotilles, le débat s’ouvre tous les ans après les déconvenues de hommes de Barry Trotz. Pourtant, des leaders, les Capitals en ont quelques uns. Ovi, bien entendu, mais également Nicklas Backstrom, TJ Oshie, ou Evgeny Kuznetsov, les possibilités sont multiples. Capables d’être solides en défense si besoin, et dotés d’un gardien de haut vol avec Braden Holtby, le plus grand ennemi des Caps reste ..les Caps.

En face, les Blue Jackets confirment. Avec une défense de fer (La 2e à l’est), Columbus a tout de l’équipe casse-pied pour un premier tour. Avec un Artemi Panarin en feu cette année (82 points dont 27 buts), ils ont une attaque complète, et surtout très jeune. Excepté Cam Atkinson et ses 28 ans, le reste de l’attaque est inexpérimentée mais talentueuse. Bjorkstrand, Jenner, Wennberg, Anderson, et le rookie Pierre-Luc Dubois, 19 ans, et 3e pointeur de l’équipe (48 points dont 20 buts), ont les dents longues et prennent du galon. Ils sont bien aidés par Seth Jones, et Zach Werenski, défenseurs très offensifs. Sachant que l’équilibre n’est pas pourri par le gardien Sergei Bobrosvky, auteur d’une superbe saison à 92.1% d’arrêts, et largement capable de voler la série, ces Jackets ont de quoi sérieusement ennuyer Ovi et sa bande.

Alors si Barry Trotz a su ramener des Caps dans un chemin plus propice au succès, il pourrait être chahuté par son homologue John Tortorella. Coach reconnu pour ses aptitudes à rendre ses équipes émotionnellement prêtes à la série “commando”, Torts sera parfait pour troubler le Washington mode playoffs. Néanmoins, à force de souligner le manque de réussite des Caps en séries, il y aura un jour où les choses tourneront peut-être en leur faveur. Si les expériences précédentes les font passer pour une équipe bonne à prendre en playoffs, malgré des bons résultats en saison, un statut d’outsiders, plus que de grands favoris, peut leur enlever une pression néfaste, et leur faire passer des tours.

Régulièrement éliminés par les NY Rangers, et Pittsburgh, les Caps ont cette fois ci un autre adversaire, tout aussi coriace, à affronter, pour vaincre le signe indien.

Pittsburgh Penguins  @  Philadelphia Flyers 

Quoi de mieux pour démarrer des playoffs qu’un bon vieux derby régional ? La Pennsylvannie sera en fête, ou en guerre civile, au choix. Les double champions en titre, longtemps largués au classement cette saison, fait une année 2018 tonitruante, pour se mettre encore, les faveurs des bookmakers dans la poche. Tout y est encore une fois.

Un duo Crosby-Malkin de folie, une expérience imbattable, Matt Murray, et de la vitesse dans tous les secteurs du jeu, les Penguins sont l’épouvantail de la conférence. Lorsqu’une équipe possède un joueur à plus de 80 points, c’est une star. Cela tombe bien, le trio Malkin-Crosby-Kessel est à 98, 89, 92 unités cette saison. Et quand ces 3 là sont muets, une pléiade de seconds couteaux font le boulot à leur place. Guentzel, Sheahan, Hagelin, Hornqvist, Rust, Sheary, ces attaquants sont la plaie des défenses adverses. Cela peut venir de partout, n’importe quand. Même les défenseurs peuvent s’y mettre. Letang, Maatta, ou Schultz, les menaces partent parfois de derrière.

Alors, si l’on combine ceci, avec le gardien Matt Murray, débarrassé des blessures qui ont plombé sa saison, l’expérience de cette formation, et sa propension à savoir quoi faire pour gagner, en font l’ennemi public numéro un de toute une ligue.

Les Flyers ont-ils leur chance ? Oui toujours. Des surprises, il y en a quasiment tous les ans. Cela peut aussi tomber sur les Pens. Philly, de retour en playoffs n’a rien à perdre, de l’expérience à se faire, la rage d’affronter leur rival régional, et des éléments en pleine forme cette année.

Un poste pose régulièrement problème à Philadelphie, le gardien. Souvent blessé aussi, Brian Elliott est revenu pile au bon moment, et a cette expérience recherchée. Statistiquement pas le mieux placé cette année, il a malgré tout les capacités de survoler une série. Si les Flyers vont sembler courts sur les lignes secondaires, ils auront un rôle de challengers qui leur va bien.

Claude Giroux est pourtant dans une saison exceptionnelle. Avec 102 points, son triplé face aux NY Rangers a donné la qualification aux orange de fort belle manière. Avec Voracek, Couturier, Konecny, et Simmonds, il y a là de quoi inquiéter une défense adverse, avec en plus le regain de forme de dernière minute de leur 2e choix de draft 2017, Nolan Patrick, dont la fin de saison éclaircit son année en demi-teinte. Shayne Gotisbehere et Ivan Povorov apportent aussi un gros plus venant de derrière.

Les Pens sont supérieurs sur le papier comme sans doute en réalité, en témoigne le bilan à 4-0 pour eux cette saison lors des confrontations entre ces deux formations, mais il ne faudra pas regarder les Flyers de trop haut sous peine de les voir se battre plus longtemps que prévu. Philly continue sa reconstruction, et s’ils n’ont apparemment pas encore trouvé le coach parfait ni les joueurs de compléments pour passer un palier, ils vont jouer avec le coeur. Bon courage à Pittsburgh pour se sortir de ça.

Sources: NHL.com

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